Article paru dans ENSEMBLE du mois d'avril 2013 Magazine des syndiqués de la CGT

Avec le développement de l’électronique, la pression s’est accrue sur les salaires et les cadences. «Pour autant, la résolution d’un problème exige une réelle expertise, parfois de l’astuce. On ne s’en sort pas en changeant simplement une carte de commande par une autre.» Un technicien de maintenance suit en moyenne 150 à 200 appareils contre moins d’une centaine il y a vingt ans. Le diagnostic et les interventions sont d’autant moins évidents qu’au gré des fusions-acquisitions et des changements de titulaires des contrats, «on va trouver sur une même tournée du Koné, du Thyssen Krupp, du Roux Combaluzier…». Sauf que, d’un appareil à l’autre, les câblages ne sont pas les mêmes, les contacts de commande ou de sécurité ne sont pas appelés de la même façon, etc. De fait, «le temps de prise en main varie. Et compte tenu des critères de productivité et de rentabilité, la qualité de maintenance peut s’en ressentir et conduire à faire des erreurs».

Jean-Philippe Joseph Photos: Daniel Maunoury
(1) Organiseur électronique.
(2) Système d’ouverture et de fermeture de la serrure de la porte palière.
Repères : Quatre groupes se partagent 85% du marché:Otis, Schindler, Thyssen et Koné. Avec la loi SAE (sécurité des ascenseurs existants), près de cinq milliards d’euros ont été investis depuis 2003 par les propriétaires immobiliers pour se mettre en conformité avec les nouvelles normes. Ce qui n’a pas empêché les grands du secteur de supprimer des emplois en masse dans la maintenance par le non-remplacement de départs en retraite, dénoncent les syndicats.

‘‘J’ai eu la chance de commencer dans le métier avec un ancien. Pendant quatre mois, j’ai fait les visites d’ascenseurs avec lui avant de faire la tournée tout seul. À la CGT, on se bat pour que ce mode de tutorat perdure.
Adrien Pettré, technicien de maintenance
Repères : Quatre groupes se partagent 85% du marché:Otis, Schindler, Thyssen et Koné. Avec la loi SAE (sécurité des ascenseurs existants), près de cinq milliards d’euros ont été investis depuis 2003 par les propriétaires immobiliers pour se mettre en conformité avec les nouvelles normes. Ce qui n’a pas empêché les grands du secteur de supprimer des emplois en masse dans la maintenance par le non-remplacement de départs en retraite, dénoncent les syndicats.

‘‘J’ai eu la chance de commencer dans le métier avec un ancien. Pendant quatre mois, j’ai fait les visites d’ascenseurs avec lui avant de faire la tournée tout seul. À la CGT, on se bat pour que ce mode de tutorat perdure.
Adrien Pettré, technicien de maintenance
1 commentaire:
salut Adrien ton explication d'une journée est tip top la meme que chez nous en belgique
joel representent FGTB
Enregistrer un commentaire