lundi 29 septembre 2014

Travail du dimanche : une spirale infernale


Le gouvernement s’apprête à légiférer sur les ouvertures des commerces le dimanche, sans réel débat démocratique et sans une véritable concertation sur un sujet qui touche l’ensemble de la société.

Si dans certains métiers (Santé, énergie, sécurité, culture, loisirs, transports publics, certain processus industriels…), il y a nécessité de travailler le dimanche, la nuit, en horaires décalés, cela doit rester à caractère exceptionnel.

Cela doit donner lieu à des contreparties significatives et doit se faire dans un cadre régi par des lois nationales et des conventions collectives décidées conjointement avec les salariés et leurs représentants syndicaux.

Dans le commerce, c’est parce que  les salaires sont trop faibles et qu’il faut boucler les fins de mois  que  les salariés sont contraints de travailler de dimanche ! Ce n’est jamais avec plaisir que l’on quitte sa famille, un jour de repos, pour aller travailler. Il est inacceptable d’allonger les amplitudes horaires, d’imposer le travail de nuit avec ses conséquences néfastes sur la santé, notamment des femmes pour  augmenter les bénéfices des actionnaires. Ces derniers ont augmenté de 30% au deuxième trimestre 2014, c'est autant qui ne va ni à l'investissement, ni à l'emploi, ni aux salaires.

Le patronat, en particulier de la grande distribution raconte :

•    que travailler le dimanche créerait de l’emploi : c’est faux ! Le danger c’est la généralisation de la précarité qui se ferait au détriment de l’emploi stable. La grande distribution alimentaire a détruit 25 000 emplois en deux ans ;

•    Selon l’étude récente du Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie (Credoc), dans le secteur de l’alimentaire, une plus grande ouverture des commerces le dimanche aboutirait à la destruction de 6 800 à 16 200 emplois, essentiellement parmi les petits commerces !

•    que cela relancerait l’économie, c’est faux ! En période d’austérité le pouvoir d’achat n’est pas extensible. C’est par l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, c’est par la création d’emploi que la relance économique s’obtiendra ;

•    que les salariés seront volontaires, c’est faux ! L’objectif du patronat et du gouvernement est d’imposer demain à tous les salariés de travailler à des horaires et jours imposés. Ce ne sont pas seulement les salariés du commerce qui sont visés, ce sont les salariés dans leur ensemble.

La CGT revendique un autre choix de société recherchant en priorité le bien vivre et bien travailler ensemble !

La CGT ne se résoudra pas à voir les commerces de grande distribution  ouverts 7 jours sur 7, 24h sur 24, avec des salariés contraints pour le seul bénéfice des actionnaires. Pas plus qu’elle ne se résout à voir la consommation érigée au rang de loisir !

C’est la porte ouverte à toutes les dérives. Quelles conséquences sur le transport routier et tout ce que cela engendre : avant d’arriver en rayon, les marchandises sont transportées et les stocks sont sur les routes.

Il faut rompre avec cette logique qui considère les salariés comme un coût et non comme créateurs de richesses.  Le patronat avec l’aide du gouvernement  tente de détruire des décennies d’acquis sociaux pour augmenter leurs bénéfices, au détriment des conditions de vie et de travail des salariés.

Ce n’est pas le soit disant « coût du travail » dont  on nous rebat les oreilles à longueur de média qui pose problème à notre économie : le véritable problème aujourd’hui, c’est ce que coûte le capital pour satisfaire  l’appétit sans fin des actionnaires.

Contre cette logique libérale la Cgt propose :
•    Augmenter les salaires pour relancer la croissance, avec un Smic à 1 700 € brut à l’embauche ;
•    Traduire immédiatement la hausse du SMIC dans tous les minima de branches ;
•    Obtenir une allocation d’autonomie pour les étudiants ;
•    Conditionner les aides, exonérations des cotisations sociales, CICE  à la création d’emploi stable et à l’investissement ;
•    Mettre fin au temps partiels subi ;
•    Les contrats à temps partiels de moins de 24 h hebdomadaires seront taxés sur la base d’un temps plein.

dimanche 28 septembre 2014

Salaire, emploi et protection sociale Rendez-vous dans l’action le 16 octobre

La politique gouvernementale et du Medef, avec la rigueur et l’austérité pour les salariés, les retraités et privés d’emplois conduit inévitablement à la baisse du pouvoir d’achat, au recul des capacités de production, au chômage de masse et donc au creusement des inégalités sociales.

Cette situation sociale et économique se traduit par une dégradation des comptes publics utiles au financement de la protection sociale dans leur ensemble.

Pour la CGT le problème du financement de la protection sociale est une question de recettes. Les suppressions d’emplois et le gel des salaires conduisent à les réduire fortement et ne permettent pas de répondre aux besoins de la population.

Le Medef nous refait le coup du million
Après une 1ère annonce, il y a quelques mois, de créer un million d’emplois avec un pin’s pour l’illustrer, le Medef exige de faire payer une nouvelle facture aux salariés avec une autre promesse de création d’emploi. Ils nous prennent pour des imbéciles et ils voudraient qu’on leur fasse aussi confiance.

Les moyens et des alternatives existent
Plus de 220 milliards d’euros d’argent public sont distribués cette année aux entreprises sous forme d’exonération de cotisations sociales, fiscales, sans jamais qu’une seule contre partie pour les salaires, l’emploi, les conditions de travail ne soient exigées vis-à-vis du patronat par les gouvernements successifs. Ces milliards d’euros de cadeaux aux entreprises participent véritablement aux déficits des comptes de la nation.

Il faut mettre fin à ce gaspillage et au remplissage des coffres forts des actionnaires. Rien que pour le 2ème trimestre de 2014, le montant des dividendes versés aux actionnaires a augmenté de 30%. Ces millions d’euros, issus du travail des salariés, auraient été bien plus utiles pour augmenter les salaires, embaucher des chômeurs, garantir des retraites décentes plutôt que d’enrichir quelques nantis et assistés du CAC 40.

Les alternatives à la rigueur pour les salariés restent l’augmentation immédiate des salaires, l’amélioration des conditions de travail et le développement de l’emploi, notamment avec la reconquête de l’industrie dans notre pays, créatrice de richesse.

Convergences des luttes le 16 octobre
Les salariés de la métallurgie ont le pouvoir de changer les choses grâce à leur mobilisation et l’expression de leur colère. Pour cela, la direction nationale de la FTM-CGT a décidé d’appeler les salariés de la métallurgie à arrêter le travail le jeudi 16 octobre prochain et les invite à participer au rassemblement à Paris à l’appel de la CGT. Les salariés de l’auto auront un 1er rendez vous de mobilisation le matin au mondial Porte de Versailles, avant de rejoindre le rassemblement interprofessionnel.

Cette journée nationale d’actions et de manifestation a pour but d’une part d’exiger un changement de cap radical du gouvernement et du patronat dans les entreprises de la métallurgie et d’autre part, elle s’inscrit dans un processus de mobilisation de salariés initiés par la CGT pour la défense et le développement de l’emploi dans l’industrie.

samedi 27 septembre 2014

Suppressions d'emploi chez Thyssen Angers

La direction de Thyssen annonce un plan de 258 suppressions d’emploi sur le site d’Angers qui en compte 450 aujourd’hui.

Au-delà du choc, les salariés ont décidé d’AGIR pour conserver tous les emplois menacés.

2 actions sont déjà prévues :
Lundi 29 septembre 2014 – manifestation devant la Mairie d’Angers à 11 heures
Mardi 30 septembre – manifestation à la Préfecture d’Angers à 15 heures

L’UD CGT de Maine-et-Loire appelle les syndicats à soutenir le mouvement par l’envoi de délégation.

Soyons nombreux !

Pour l’Union Départementale CGT 49 – Odile COQUEREAU

vendredi 26 septembre 2014

ThyssenKrupp. La direction devrait supprimer 250 postes près d'Angers

http://www.ouest-france.fr/exclusif-thyssenkrupp-devrait-licencier-250-postes-pres-dangers-2846463

Info Ouest-France. Un séisme dans le bassin d'emploi d'Angers. Le site qui fabrique des ascenseurs à Saint-Barthélémy d'Anjou serait touché par un plan social sans précédent.

C'est un tremblement de terre qui va secouer le bassin d'emploi de l'agglomération angevine. Un comité central d'entreprise doit se tenir jeudi, à ThyssenKrupp ascenseur, dont le site se situe à Saint-Barthélémy d'Anjou.

Selon les informations exclusives publiées dans Ouest-France de mercredi, le directeur national devrait annoncer un plan social concernant 250 postes sur les 450 qui travaillent sur ce site de fabrication. Une grosse partie de la chaine de production serait concernée.

Déjà en 2013, pour contrer une demande qui a chuté, la société avait annoncé qu'elle licenciait 153 personnes dans la cinquantaine d'agences se situant sur le territoire français, en précisant toutefois que le site de Saint-Barthélémy ne serait pas touché. Un an plus tard, les salariés déchantent...

MEDEF : Des préconisations moyenâgeuses

Déclaration de Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT  
mercredi 24 septembre 2014

Et puis quoi encore !...

La démonstration est faite. Chaque cadeau offert au patronat le pousse à en demander toujours plus.

41 milliards d’euros de cadeaux du pacte de responsabilité, 50 milliards d’économies pour les salariés, affaiblissement du droit des chômeurs, blocage du SMIC, report de la reconnaissance de la pénibilité, ne lui suffisent pas. Il en est même à vouloir supprimer deux jours fériés.

L’entreprise idéale du MEDEF et de la CGPME, c’est la suppression de la durée légale du travail, la fin du CDI, le recul de l’âge de la retraite, des salariés soumis à l’arbitraire patronal avec la fin des garanties pour tous et l’absence de voie de recours, la remise en cause du SMIC…

C’est un véritable recul social pour l’ensemble des salariés.

En passant à l’offensive, cela évite au MEDEF de rendre des comptes à l’entreprise, aux salariés et aux pouvoirs publics.

Le Président du MEDEF peine toujours à nous présenter les résultats sur les millions d’emplois créés en contre partie des 220 milliards d’aides annuelles aux entreprises.

A la veille de l’ouverture des négociations concernant le dialogue social, le patronat mène une charge lourde contre la hiérarchie des normes au travers de la remise en cause des 35 heures.

Dire que la négociation d’entreprise primerait sur la loi, c’est remettre en cause le principe des garanties sociales pour tous les salariés. Privilégier les accords d’entreprise par rapport à la loi, c’est le pot de fer contre le pot de terre. C’est la porte ouverte à la déréglementation sociale et au dumping social.

Les préconisations moyenâgeuses du MEDEF, c’est une aggravation assurée du mal travail et du manque d’efficacité des entreprises.

Inverser cette spirale demande aux salariés de réagir collectivement. Ils auront l’occasion de le faire avec la CGT le 16 octobre prochain pour défendre leur protection sociale.

mardi 23 septembre 2014

Schindler Télé Contrôle


écrit par  le collectif  CGT Schindler STC  le 22/09/2014

STOP AUX COUPS DE PRESSION !
LA DIRECTION CONDAMNEE !

La Direction STC utilise tous les moyens pour se débarrasser des salariés qu’elle juge trop peu rentables, gênants, rebelles à sa politique de dressage des esprits et de rentabilisation forcenée. Les intimidations et les coups de pression sont réguliers : remarques, convocations dans le bureau…

La multiplication des lettres d’avertissement et de recadrage ajoute une pression supplémentaire sur l’ensemble des salariés. Les motifs sont tout trouvés : problèmes de résultats. Facile pour la direction : les objectifs de productivité sont non réalisables et non équitables ! L’arrivée de ICCS devait simplifier les choses, mais les télé-opérateurs doivent utiliser une dizaine de logiciels différents dans des conditions de travail déplorables !

Dernièrement, la Direction STC a été condamnée. La mise à pied d’un salarié a été annulée et le salarié a été indemnisé. C’est le résultat de notre travail syndical : défendre le droit des salariés !

La direction vole les salariés, la CGT obtient des régularisations !

Le salarié qui travaille le 1er mai bénéficie du doublement de son salaire. À savoir : le salarié travaillant de nuit en partie le 1er mai et le lendemain (ou la veille) bénéficie également du doublement de son salaire. Or, cela n’a pas été le cas malgré nos multiples demandes qui étaient restées sans réponse. Nous avons fini par obtenir une régularisation sur 5 années. La Direction régularisera les salariés concernés sur la paie de septembre, au plus tard octobre 2014. Et ce n’est pas fini. Il y a aussi les majorations week-end, les semaines décalées, les jours fériés, le travail après 22h... Beaucoup de sujet sur lesquels les élus de la CGT travaillent !

Les erreurs de paies ont été une fois de plus constatées sur les paies de juillet. Des primes prévues n’ont pas été payées ! Chaque mois les salariés doivent éplucher leur fiche de paie et courir après les erreurs pour demander des régularisations de salaire.

La Direction se moque pas mal de la misère dans laquelle elle plonge ses salariés. Elle se moque pas mal de leur détresse qu’ils nous font part ! Ce qui compte pour ces Directions, c’est le fric qu’ils rapportent, c’est leur carrière, c’est le fric qu’ils se mettent dans la poche pour ce sale boulot !

Soyons tous unis contre les pressions !

Bien sûr il y a bien d’autres cas que nous ne connaissons pas car certains salariés préfèrent partir discrètement ou avec une petite compensation financière, pour les plus chanceux. Et La Direction essaie de se cacher derrière un Label social qui n’a pas été obtenu d’ailleurs, cela vous étonne ? Nous pas du tout !

Les comportements les plus souvent incriminés : les problèmes relationnels au travail comme l’isolement, agression, discrédit. La manipulation du travail en termes de privation ou de surcharge, l’absence de reconnaissance. Les atteintes directes à la personne en tant qu’individu (vie privée, santé, discrédit).

Ne restez pas seul dans le silence !

Rapprochez-vous de vos élus CGT, l’union fait la force !
Organisez-vous avec la CGT !