mardi 7 octobre 2014

Le couperet tombe pour la seconde fois et une fois de plus sur la tête des salariés !



Non satisfaits d’avoir sacrifié des dizaines de salariés chez TKAF, voilà que les actionnaires ThyssenKrupp A.g récidivent et rajoutent de nouveaux drames en poursuivant leur sinistre logique de destruction massive de l’emploi et de casse de nos outils de travail !!!

Nos collègues de l’usine d’ANGERS se retrouvent à leur tour plongés dans le désarroi et subissent eux aussi un PSE. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’il y a une baisse d’activité chez TEF, mais chaque fois que cela a été nécessaire, les salariés de l’usine ont su relever le défi pour défendre l’outil de production qui est le poumon des Agences.

Aujourd’hui, au nom des profits à 15%, ils sont jetés comme de vulgaires citrons après les avoir bien pressés. Oubliant qu’en France notre usine a toujours été notre force de vente, de montage, de modernisation et de SAV. On ne fait pas partie des 4 grands de l’ascenseur sans concevoir et fabriquer des ascenseurs. Quel que soit aujourd’hui le passage difficile, aggravé par des projets informatiques aberrants, demain nous aurons besoin de produits fabriqués en France pour le marché Français.

D’ailleurs, la C.G.T a toujours été une force de proposition et, nous n’avons jamais manqué de faire-part à la direction d’alternatives possibles concernant la fabrication à l’usine et profitables aux Agences.

ILS SONT TOUJOURS RESTÉS SOURDS À NOS PROPOSITIONS, NOS DIRIGEANTS AYANT DES CERVEAUX DE FINANCIERS PAS D’INDUSTRIELS

Le résultat c’est une nouvelle charrette de suppressions d’emplois et de savoir-faire:
- 287 postes supprimés
- 269 licenciements envisagés
- Fermeture totale de la production

UNE HÉCATOMBE !
UNE SAIGNÉE QUI VA TUER L’USINE
FLEURON DE LA BRANCHE ASCENSEURS TK Elévators!

Dans notre intérêt, le leur et celui du pays, nous devons absolument soutenir nos camarades de l’usine et les aider à imposer à la direction d’autres alternatives. Ce n’est pas seulement l’avenir de tous qui est en jeu, c’est aussi celui économique de l’Anjou et de l’industrie française. Hier TKAF, aujourd’hui TEF et DEMAIN ? N’ont ’ils pas déjà dans leurs cartons d’autres vils projets ? Au regard de leur stratégie, certains secteurs comme le montage ou les administratifs pourraient être les prochaines victimes !!!

C’est cela le modèle allemand : néo-coloniser ses partenaires industriels ! Ne laissons pas ces coucous de la finance qui ont fait fautes sur fautes, aveuglés par les profits faciles, faire leur nid dans le nôtre.

LA C.G.T APPELLE L’ENSEMBLE DES SALARIÉS DE TKAF À SE JOINDRE AUX CAMARADES DE NOTRE USINE, DANS UNE GRANDE ACTION DE SOLIDARITÉ D’UNE JOURNÉE DE GRÈVE COMMUNE LE 14 OCTOBRE 2014 ET D’UN RASSEMBLEMENT DEVANT LE SITE D’ANGERS.

lundi 6 octobre 2014

Schindler Télé Contrôle


PAIEMENT JOURS FÉRIÉS ET TRAVAIL DU SOIR !
LA DIRECTION A CÉDÉ !

Après une longue lutte pour rétablir les droits des salariés STC, et après intervention de notre organisation, nous avons obtenu en juin 2014 l’intégration des primes repas dans les salaires. Depuis début septembre 2014, nous avons saisi la direction pour rétablir les pratiques et usages qui étaient en vigueur dans l’entreprise.

La CGT impose le respect du code du travail
Depuis quelques temps, nous vous avions confié notre détermination pour que la direction de STC applique le droit du travail, et de rendre aux salariés ce qui leur a été volé ! Aujourd’hui, nous avons eu confirmation :
La Direction s’engage à régulariser les superviseurs et superviseurs suppléants, pour les dimanches, les 1er Mai, les jours fériés travaillés avec effet rétroactif sur 5 années.
Pour qu’il n’y ait pas d’oubli, nous avons rappelé à la Direction également les majorations du soir, 50% pour le travail effectué après 22h, négocié suite à une fin de conflit en 2005.
Une victoire pour nous mais aussi pour vous, l’union fait la force, la preuve !

Prochaine étape : les congés payés des temps partiels
Les revendications sont toujours d’actualité pour retrouver l’usage qui nous a été retiré en 2008 sans dénonciation d’usage par la Direction. Les salariés travaillant à temps partiels ont les mêmes droits à congés que leurs collègues à temps pleins, l’horaire effectif du salarié est sans incidence sur la durée du congé et il n’y a pas lieu de réduire le nombre de jours de congé acquis.

Et demain, un véritable accord sur la durée du travail pour tous !
Nous devons mettre fin aux magouilles de la direction et garantir les mêmes droits pour tous. Nos collègues Schindler disposent pourtant d’un accord RTT avantageux. La direction a même avoué à plusieurs reprises utiliser certains articles ou points des accords de la maison mère SCHINDLER S.A France. Une question se pose : sommes-nous vraiment une filiale qui n’a rien à voir avec Schindler ???? Mobilisons-nous tous ensemble pour garantir nos droits et nos acquis.
POUR NOS DROITS, POUR NOS GARANTIES !
REJOIGNEZ LA CGT !

vendredi 3 octobre 2014

Voulez vous encore moins de maintenance sur les ascenseurs ?


Voilà à quoi peut conduire cette course aux profits.

Encore plus d'appareils par techniciens de maintenance égale encore moins de maintenance sur les appareils.

Devons nous accepter ce dictat du tout pognon ? Devons nous mettre des vies en dangers pour satisfaire l'appétit des actionnaires ?

lundi 29 septembre 2014

Travail du dimanche : une spirale infernale


Le gouvernement s’apprête à légiférer sur les ouvertures des commerces le dimanche, sans réel débat démocratique et sans une véritable concertation sur un sujet qui touche l’ensemble de la société.

Si dans certains métiers (Santé, énergie, sécurité, culture, loisirs, transports publics, certain processus industriels…), il y a nécessité de travailler le dimanche, la nuit, en horaires décalés, cela doit rester à caractère exceptionnel.

Cela doit donner lieu à des contreparties significatives et doit se faire dans un cadre régi par des lois nationales et des conventions collectives décidées conjointement avec les salariés et leurs représentants syndicaux.

Dans le commerce, c’est parce que  les salaires sont trop faibles et qu’il faut boucler les fins de mois  que  les salariés sont contraints de travailler de dimanche ! Ce n’est jamais avec plaisir que l’on quitte sa famille, un jour de repos, pour aller travailler. Il est inacceptable d’allonger les amplitudes horaires, d’imposer le travail de nuit avec ses conséquences néfastes sur la santé, notamment des femmes pour  augmenter les bénéfices des actionnaires. Ces derniers ont augmenté de 30% au deuxième trimestre 2014, c'est autant qui ne va ni à l'investissement, ni à l'emploi, ni aux salaires.

Le patronat, en particulier de la grande distribution raconte :

•    que travailler le dimanche créerait de l’emploi : c’est faux ! Le danger c’est la généralisation de la précarité qui se ferait au détriment de l’emploi stable. La grande distribution alimentaire a détruit 25 000 emplois en deux ans ;

•    Selon l’étude récente du Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie (Credoc), dans le secteur de l’alimentaire, une plus grande ouverture des commerces le dimanche aboutirait à la destruction de 6 800 à 16 200 emplois, essentiellement parmi les petits commerces !

•    que cela relancerait l’économie, c’est faux ! En période d’austérité le pouvoir d’achat n’est pas extensible. C’est par l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, c’est par la création d’emploi que la relance économique s’obtiendra ;

•    que les salariés seront volontaires, c’est faux ! L’objectif du patronat et du gouvernement est d’imposer demain à tous les salariés de travailler à des horaires et jours imposés. Ce ne sont pas seulement les salariés du commerce qui sont visés, ce sont les salariés dans leur ensemble.

La CGT revendique un autre choix de société recherchant en priorité le bien vivre et bien travailler ensemble !

La CGT ne se résoudra pas à voir les commerces de grande distribution  ouverts 7 jours sur 7, 24h sur 24, avec des salariés contraints pour le seul bénéfice des actionnaires. Pas plus qu’elle ne se résout à voir la consommation érigée au rang de loisir !

C’est la porte ouverte à toutes les dérives. Quelles conséquences sur le transport routier et tout ce que cela engendre : avant d’arriver en rayon, les marchandises sont transportées et les stocks sont sur les routes.

Il faut rompre avec cette logique qui considère les salariés comme un coût et non comme créateurs de richesses.  Le patronat avec l’aide du gouvernement  tente de détruire des décennies d’acquis sociaux pour augmenter leurs bénéfices, au détriment des conditions de vie et de travail des salariés.

Ce n’est pas le soit disant « coût du travail » dont  on nous rebat les oreilles à longueur de média qui pose problème à notre économie : le véritable problème aujourd’hui, c’est ce que coûte le capital pour satisfaire  l’appétit sans fin des actionnaires.

Contre cette logique libérale la Cgt propose :
•    Augmenter les salaires pour relancer la croissance, avec un Smic à 1 700 € brut à l’embauche ;
•    Traduire immédiatement la hausse du SMIC dans tous les minima de branches ;
•    Obtenir une allocation d’autonomie pour les étudiants ;
•    Conditionner les aides, exonérations des cotisations sociales, CICE  à la création d’emploi stable et à l’investissement ;
•    Mettre fin au temps partiels subi ;
•    Les contrats à temps partiels de moins de 24 h hebdomadaires seront taxés sur la base d’un temps plein.

dimanche 28 septembre 2014

Salaire, emploi et protection sociale Rendez-vous dans l’action le 16 octobre

La politique gouvernementale et du Medef, avec la rigueur et l’austérité pour les salariés, les retraités et privés d’emplois conduit inévitablement à la baisse du pouvoir d’achat, au recul des capacités de production, au chômage de masse et donc au creusement des inégalités sociales.

Cette situation sociale et économique se traduit par une dégradation des comptes publics utiles au financement de la protection sociale dans leur ensemble.

Pour la CGT le problème du financement de la protection sociale est une question de recettes. Les suppressions d’emplois et le gel des salaires conduisent à les réduire fortement et ne permettent pas de répondre aux besoins de la population.

Le Medef nous refait le coup du million
Après une 1ère annonce, il y a quelques mois, de créer un million d’emplois avec un pin’s pour l’illustrer, le Medef exige de faire payer une nouvelle facture aux salariés avec une autre promesse de création d’emploi. Ils nous prennent pour des imbéciles et ils voudraient qu’on leur fasse aussi confiance.

Les moyens et des alternatives existent
Plus de 220 milliards d’euros d’argent public sont distribués cette année aux entreprises sous forme d’exonération de cotisations sociales, fiscales, sans jamais qu’une seule contre partie pour les salaires, l’emploi, les conditions de travail ne soient exigées vis-à-vis du patronat par les gouvernements successifs. Ces milliards d’euros de cadeaux aux entreprises participent véritablement aux déficits des comptes de la nation.

Il faut mettre fin à ce gaspillage et au remplissage des coffres forts des actionnaires. Rien que pour le 2ème trimestre de 2014, le montant des dividendes versés aux actionnaires a augmenté de 30%. Ces millions d’euros, issus du travail des salariés, auraient été bien plus utiles pour augmenter les salaires, embaucher des chômeurs, garantir des retraites décentes plutôt que d’enrichir quelques nantis et assistés du CAC 40.

Les alternatives à la rigueur pour les salariés restent l’augmentation immédiate des salaires, l’amélioration des conditions de travail et le développement de l’emploi, notamment avec la reconquête de l’industrie dans notre pays, créatrice de richesse.

Convergences des luttes le 16 octobre
Les salariés de la métallurgie ont le pouvoir de changer les choses grâce à leur mobilisation et l’expression de leur colère. Pour cela, la direction nationale de la FTM-CGT a décidé d’appeler les salariés de la métallurgie à arrêter le travail le jeudi 16 octobre prochain et les invite à participer au rassemblement à Paris à l’appel de la CGT. Les salariés de l’auto auront un 1er rendez vous de mobilisation le matin au mondial Porte de Versailles, avant de rejoindre le rassemblement interprofessionnel.

Cette journée nationale d’actions et de manifestation a pour but d’une part d’exiger un changement de cap radical du gouvernement et du patronat dans les entreprises de la métallurgie et d’autre part, elle s’inscrit dans un processus de mobilisation de salariés initiés par la CGT pour la défense et le développement de l’emploi dans l’industrie.