jeudi 18 avril 2013
APPEL DE LA SECTION SYNDICALE CGT DES RETRAITES SCHINDLER
vendredi 15 mars 2013
APPEL DE LA SECTION SYNDICALE CGT DES RETRAITES SCHINDLER

LES RETRAITÉS NE LÂCHENT PAS
vendredi 30 septembre 2011
Les retraités ont besoin d’agir les 6 et 11 octobre

Quand Ambroise Croizat Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale créa celle-ci et un régime de retraite solidaire par répartition en 1945, il avait l’objectif que la vieillesse ne soit plus une période qui se termine dans les pires conditions pécuniaires, sans avoir eu droit à un repos mérité après une vie de travail. A cette époque, l’âge pour une retraite minable est de 65 ans. Peu y parvenait, l’espérance de vie étant en dessous de cet âge, on parlait de retraite pour les morts.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Si, nous avons bénéficié de cette création de Croizat et de ses compagnons depuis une vingtaine d’années, ces droits, conquis de haute lutte, sont remis en cause et notre retraite subit une érosion financière importante (20% depuis les années 90) et cela se poursuit tant au niveau du régime général que des complémentaires.
Les vieux jours, considérés par les législateurs de 1945 pour vivre une retraite digne avec les ressources indispensables et une garantie en cas de maladie, s’éloignent de plus en plus de cette visée. Les futurs retraités auront des pensions ne dépassant pas les 50% du dernier salaire d’activité et ce sera encore pire pour ceux, victimes du chômage et d’emplois de plus en plus précaires.
L’appauvrissement gagne du terrain. Plus de la moitié des retraités ont des revenus en dessous du Smic. Ils sont de plus en plus à se rendre dans les banques alimentaires ou associations caritatives comme le Secours Populaire pour se nourrir et n’ont parfois plus le moyen de payer leur loyer et charges afférentes. Les retraités voient de nouveaux soucis se greffer à ceux déjà accumulés. Un grand danger les guette : celui de leur santé.
Son coût est exorbitant pour des hommes et femmes ayant cotisé durant toute leur vie professionnelle, accusés aujourd’hui de trop dépenser pour leur santé et qui sont obligés de payer toujours plus, une complémentaire maladie pour faire face, aux tarifs des consultations, des actes médicaux et chirurgicaux qui ne cessent d’augmenter. Les mesures prises par le
gouvernement sur les mutuelles avec la hausse des taxes sont graves (+13,7% en 2 ans). Cela pèsera sur le coût de la cotisation qui devient inaccessible pour les petites retraites. Résultat, des personnes âgées ne se soignent plus face aux déremboursements.
Ce gouvernement Sarkozien, qui depuis 2007, nous a fortement frappés fi nancièrement, remet à après les Elections Présidentielles, la réforme des prestations pour les personnes en perte d’autonomie. Certes, il a reculé sur son objectif de créer un système assurantiel. C’est une victoire du mouvement syndical et associatif d’avoir empêché de nouvelles inégalités, mais le problème de l’aide en cas de perte d’autonomie reste entier !
En restreignant leurs droits cela montre comment sont traitées les personnes âgées dans ce pays. Ce gouvernement malmène une population qui n’en peut plus de voir ses garanties existentielles rognées et remises en cause. Une situation dramatique liée au système capitaliste qui fait payer sa crise aux plus pauvres, aux plus fragiles. Les retraités en font partie. D’autres solutions existent au lieu de faire payer les salariés et retraités. Des milliards d’euros ont été soustraits des cotisations sociales par les exonérations aux entreprises. Cela pèse lourd dans les comptes de la Sécurité Sociale.
Il faut y mettre un terme ! Cela suffit de se serrer la ceinture pour les rentiers et les aigrefins des banques d’affaires !
Il faut agir ! Le 6 Octobre, à l’appel des Unions Confédérales de Retraités, peut être une grande journée de lutte et manifestations des retraités dans toute la France. Des rendez-vous sont prévus dans les grandes villes et en particulier à Paris. L’heure est à l’action contre toutes les atteintes au pouvoir d’achat des retraités. Soyons aussi nombreux le 11 Octobre avec les actifs, sur pouvoir d’achat, emploi, salaires, protection sociale, pour mieux vivre dans notre pays !
jeudi 29 septembre 2011
COMMUNICATION DE LA SECTION SYNDICALES DES RETRAITÉS CGT SCHINDLER

POUVOIR D'ACHAT DES PENSIONS
RIEN NE VA PLUS
AGISSONS LE 6 OCTOBRE 2011
Les salariés, qu'ils soient actifs ou retraités, sont confrontés au mal vivre et aux restrictions quotidiennes. Ils, elles expriment de plus en plus de mécontentements, de colère et d'indignation devant trop d'injustices et inégalités. Le pouvoir d'achat des retraités reflète les inégalités subies durant toute leur vie active et les accentuent.La moyenne des pensions aux environs de 1 200 euros pour les hommes, 900 euros pour les femmes met en évidence tout à la fois la faiblesse des revenus et les inégalités liées au sexe.
Au-delà de la perte du pouvoir d'achat due au faible niveau de salaire de remplacement lors de la liquidation des pensions, la désindexation des pensions sur le salaire depuis la réforme Balladur de 1993 et leur indexation sur les prix, se chiffre aujourd'hui par un retard de plus de 20% par rapport au salaire moyen. Les lois Fillon allongeant la durée de cotisation requises pour une retraite pleine et entière ont encore accentué cette dérive.Il est inacceptable que, sous prétexte qu'ils représenteront bientôt un tiers de la population, les retraités soient désignés comme un fléau pour notre société. Durant toute leur activité, ils ont contribué à créer des richesses et ont financé les retraites de leurs aînés, il n'y a donc aucune raison qu'ils fassent les frais d'une crise dont ils ne sont pas plus responsables que les salariés.
Avec la Confédération Européenne des Syndicats, nous refusons le type de gouvernance économique que l'Union européenne veut imposer aux salariés en Europe, et exigeons un changement de cap immédiat.L'Europe a besoin que son modèle social soit renforcé et non pas attaqué.Les gouvernements successifs ont voulu faire de l'Europe un espace de concurrence et de compétitivité.
La stratégie de Lisbonne avait comme objectif principal de faire de l'Europe l'économie la plus compétitive du monde à l'horizon 2010. Tout le monde reconnait aujourd'hui que cette stratégie a échoué, mais la plupart des responsables politiques et experts refusent d'admettre que cet échec s'explique précisément par le fait que les politiques mises en œuvre visaient à dévaloriser le travail au nom de la compétitivité. Il est inacceptable aujourd'hui que les salaires, les pensions et les prestations sociales deviennent les principales variables d'ajustement de l'économie européenne. Les peuples européens n'ont pas besoin d'un pacte de compétitivité, mais d'un pacte de solidarité.
Le niveau des pensions ne pèse pas lourd face à l'avalanche des hausses de prix. La prise en charge des coûts liés à la perte d'autonomie et l'organisation de l'accès aux services, dont la réforme annoncée à grand fracas pourrait oublier l'essentiel et déboucher sur des dispositions qui pénalisent encore les retraités, l'accès au soins rendu sans cesse plus difficile avec les désengagements de la Sécurité sociale, la casse des services publics, autant de sujets de préoccupations qui nourriront les prochaines mobilisations à venir.
D'ores et déjà, les Unions Confédérales de Retraités appellent à une journée nationale de manifestation pour le 6 octobre 2011 sur les enjeux du pouvoir d'achat des retraités et de la perte d'autonomie.
LA CGT REVENDIQUE :
‣ Le minimum de retraite porté au niveau du SMIC.
‣ Le retour à l'indexation des pensions et retraites sur l'évolution du salaire moyen.
‣ 300€ par mois pour tous au titre du rattrapage.
‣ La pension de réversion à 75% de la retraite initiale.
‣ Le retour de la revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de chaque année.
‣ Le financement de la perte d'autonomie par la solidarité nationale.
Ensemble, exigeons les moyens de vivre longtemps et en bonne santé, une retraite agréable, décente et sans angoisse du lendemain.Convainquons autour de nous de la nécessité à être très nombreux dans la rue le 6 octobre auprès des députés pour exiger un changement de politique prenant en compte les aspirations des
retraités.
LES RETRAITÉS DOIVENT SE FAIRE ENTENDRE
SOYONS NOMBREUX A MANIFESTER
LE JEUDI 6 OCTOBRE 2011
A 14H00 de BASTILLE à NATION
Rendez-vous au pied des marches de l'Opéra /entrée rue du Fg St Antoine
