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samedi 16 mars 2013

Les grévistes de PSA Aulnay s'invitent à l'UIMM


1 Place de la Libération
93016 BOBIGNY Cedex 
Chèques à l’ordre " Entraide solidarité salariés 93 et familles"

Vendredi 8 mars, 170 grévistes de PSA Aulnay entrent sans effraction et sans violence Au siège de l'UIMM, l'Union patronale des industries métallurgiques et minières.


Reportages i-télé . Les grévistes occupent le siège de l'UIMM



vendredi 8 février 2013

COMMUNIQUÉ de l'Animation CGT Ile de France




Les dernier mois de 2012 ont été une période de mobilisation en France comme dans de nombreux pays Européen.
Les syndicats se sont mobilisés contre l’austérité imposée aux peuples, pour la revalorisation du pouvoir d’achat et le renforcement de l’industrie, sources du développement des économies et d’amélioration des conditions de vie pour l’ensemble des populations.
Les fédérations et la confédération CGT  ont porté ces revendications en France et mobilisaient pour la sécurisation des parcours professionnels en mettant en débat la sécurité sociale professionnelle, contrat de progrès  articulé autour du statut unique du travail salarié.
Force et de constater que le patronat, en particulier celui de la métallurgie, fait de l’insécurité du travail salarié son dogme. Depuis plusieurs mois les annonces de suppressions d’emplois se succèdent, chez ALCATEL, PEUGEOT, ... avec des fermetures de sites industriels ou de recherche & développement ou bien encore chez RENAULT avec ces 8260 départs d’ici 2016. L’ensemble de ces suppressions d’emplois est justifié par une recherche de compétitivité dont les effets entraineront une dégradation des conditions de travail et d’emplois des salariés de ces entreprises. Elles fragilisent le tissu industriel et auront pour conséquence la disparition de nombre emploi induit dans les régions concernées.
Lors du dernier collectif ILE DE France du 11 janvier, face à cette dégradation de l’emploi dans notre région, à l’explosion du droit du travail, dont la flexibilité et la précarité en sont les conséquences, nous avons collectivement décidé de réagir et battre le fer !
Les derniers accords interprofessionnels, sur la sécurisation de l’emploi, qui n’en a que le nom, signé par la CFDT/CFE-CGC/CFTC, remet en cause le droit du travail, valide la baisse des salaires, l’augmentation du temps du travail et par conséquent une dégradation sans précédent des conditions de travail.
Dans ces conditions nous devons revendiquer dès à présent l’ouverture des négociations paritaires, sur les barèmes de salaires de la profession, la prime d’ancienneté que le patronat nous conteste.
L’objectif de cette mobilisation est d’amener 80 bases devant le GIM, pour protester contre cette politique de destruction de notre industrie, d’appauvrissement et précarisation des familles, en portant haut et fort les revendications des salariés franciliens.
L’animation ILE DE France demande dès à présent à l’ensemble des filières, des groupes, des USTM et l’ensemble des bases d’appeler les salariés pour une participation massive qui fera sans nul doute date dans ce paysage de lutte en ILE DE France.



TOUS ENSEMBLE LE 12 FÉVRIER DEVANT LE GIM





G.I.M Groupe des Industries Métallurgiques
Adresse : 34 Avenue Charles de Gaulle, 92200 Neuilly-sur-Seine
Téléphone :01 41 92 35 00
Transports en commun : Neuilly - Porte Maillot


lundi 4 février 2013

Halte à la criminalisation des salariés en lutte de PSA !


Communiqué de la CGT PSA Aulnay, la Fédération CGT de la Métallurgie et de l’UD CGT 93
Après les annonces de « respect du dialogue social », de « PSE exemplaire », d’aucun salarié «à Pôle emploi», de volonté forte « de ré-industrialisation », est venu le temps des propositions concrètes. Les salariés ont ainsi eu le regret de constater que les promesses d’hier n’engageaient en rien la direction de PSA.  À ces revirements s’ajoute l’attitude des pouvoirs publics, quasi absents d’un dossier qui concerne plus de 10 000 emplois dans le 93 et qui, lorsqu'est engagée une réflexion sur l’avenir du site d’Aulnay, n’y associent pas les organisations représentantes des salariés. Quel secret se trame au sein du comité opérationnel dirigé par le Préfet de région pour qu’il soit ainsi fermé aux syndicats ?
Pour la direction de PSA, l’objectif est de plus en plus clair : imposer au plus vite son plan de restructuration, sans tenir compte de la moindre revendication des salariés. Cette attitude qui méprise le dialogue social a amené les salariés à décider le 16 janvier d’un mouvement de grève reconductible, toujours en cours. La détermination des salariés et le renforcement d’un mouvement qui porte notamment  l’exigence « d’un CDI pour tous », n’a pas ramené la direction de PSA à plus de raison. PSA s’engage à présent dans une stratégie de tension : lock-out, vigiles aux portes de l’usine, convocation de 6 salariés à la Sûreté territoriale, convocation de 4 salariés à un entretien préalable au licenciement avec mise à pied conservatoire à effet immédiat !
Après avoir menti au pays entier sur la prétendue non-fermeture du site d’Aulnay, PSA renoue avec de vieilles méthodes de pressions, intimidations, sanctions, contre des salariés engagés pour la défense de leurs emplois et de leurs droits !
Les salariés qui luttent ne sont pas des délinquants ! Les casseurs d’usines et d’industries sont à chercher du côté d’un patronat obnubilé par ses profits et peu soucieux du devenir de l’industrie, des emplois, et de la réalité sociale du pays !
Les convocations à la Sûreté territoriale ne sont pas sans liens avec des décisions des pouvoirs publics. La CGT en appelle ainsi aux autorités de l’État pour que cesse cette tentative de criminalisation des salariés en lutte de PSA. Par ailleurs, sur le volet économique et social, l’État doit urgemment prendre toutes ses responsabilités !

Pour témoigner du soutien de toute la CGT aux militants de PSA injustement convoqués, vendredi 1er février 2013 à 10h, une délégation de militants accompagnait Agathe Martin, mère de deux enfants, à son rendez-vous au commissariat de Bobigny.

Faire la chasse aux militants pour casser librement des usines, ça suffit ! Pour la prise en compte des revendications des salariés, la mobilisation chaque jour se renforce, avec le soutien plein et entier de la CGT !
Lu sur le site CGT PSA Aulnay

mardi 22 janvier 2013

INFORMATION : GRÉVE A PSA AULNAY


Visitez notre site
Lettre d'information n°2 : grève à PSA-Aulnay
21/01/2013

A LA UNE
Depuis mercredi 16 janvier, la grève a démarré à l'usine d'Aulnay. Plus aucune C3 ne sort des chaines de production. L'usine est complètement paralysée.
Dès le premier jour, la direction  a essayé de minimiser la grève. Il a fallu que les grévistes fassent entrer la presse dans l'usine pour faire constater les nouveaux mensonges de la direction.

Après 18 mois de mobilisation, la direction a été forcée d'ouvrir des négociations. Mais elle ne veut rien céder et veut faire de la fermeture de l'usine d'Aulnay un exemple patronal. Plusieurs centaines de salariés d'Aulnay ont décidé de passer à la vitesse supérieure. La grève, qui reçoit le soutien chaleureux des intérimaires et même des non grévistes, est une arme contre la direction qui a besoin de C3, la voiture la plus vendue du groupe.
Les grévistes d'Aulnay s'opposent à la fermeture de l'usine et refusent de se laisser jeter à la rue sans rien, comme le voudrait la direction. Ils exigent que PSA reprenne à zéro les négociations sur la base de leurs revendications signées par 1 600 salariés :
-      une préretraite dès 55 ans
-      un CDI pour tous
La famille Peugeot est riche à milliards. Varin lui-même parle d'un matelas financier de 11 milliards d'euros. Les ventes de voitures, malgré le matraquage médiatique, restent très supérieures à ce qu'elles étaient il y a 10 ans.
En 2004, il y avait 87 000 salariés dans la branche automobile du groupe PSA. En mai 2012, ils n'étaient plus que 67 000 et la direction veut continuer la saignée pour arriver à 56 000 salariés à mi 2014 : 31 000 emplois supprimés en 10 ans. Mais les travailleurs refusent d'être sacrifiés pour que les actionnaires continuent à s'engraisser.

Les salariés de PSA Aulnay relèvent donc la tête dans un contexte où l'ensemble du patronat déclare la guerre au monde du travail.
Vendredi matin, ils sont allés envahir l'usine de Saint Ouen. La direction s'est crue à l'abri en sortant tous ses cadres devant les portes cadenassées. Mais les ouvriers ont réussi à investir l'usine et ont pu ainsi aller discuter avec leurs camarades de Saint Ouen. La direction furieuse a appelé la police et le Ministère de l'Intérieur, complice, a accepté de faire entrer les CRS dans l'enceinte de l'usine. Le Ministère avait même prévu un bus pour interpeller et embarquer les salariés d'Aulnay.
Eh oui, ce sont les patrons qui cassent tout, mais la Police de Manuel Valls s'en prend aux salariés qui se défendent.
Et le lendemain, 15 cars de CRS encerclaient l'usine de Poissy pour la « protéger » d'une éventuelle venue de ceux d'Aulnay, preuve, s'il en faut, que la direction n'est vraiment pas rassurée.
Elle est si inquiète qu'elle a décidé le lock-out de l'usine vendredi après midi et toute la journée de lundi. Elle espère ainsi isoler les grévistes. Mais ce n'est pas cela qui atteindra la détermination des ouvriers qui ont bien décidé de ne pas se laisser faire.
La seule solution pour faire reculer PSA c'est de se mettre en grève. Une partie des salariés d'Aulnay l'ont compris : PSA veut les écraser en les jetant au chômage tout en payant le minimum. Côté gouvernement, les seuls actes concrets ont été de sauver la banque PSA en la garantissant à hauteur de 7 milliards et de faire donner les CRS contre les grévistes.
Alors la grève de PSA Aulnay ne doit pas rester isoler. Elle a besoin de tout votre soutien. Tout d'abord en la popularisant le plus possible et puis en la soutenant financièrement.
Si vous souhaitez soutenir financièrement la grève, vous pouvez effectuer un versement par chèque ou en ligne à « l'association Soutien aux salariés de l'automobile du 93 : http://www.soutien-salaries-automobile-93.org/.
Soutenez financièrement la grève des salariés de PSA Aulnay

mardi 4 décembre 2012

Battre le fer tant qu'il est chaud !





Actualité fédérale du 3 décembre 2012
Comme l’affirme Yves FABBRI, Secrétaire Générale de la CGT du site de FLORANGE, c’est une décision "scélérate".
Elle fait tomber le couperet sur 600 postes de travail des activités à chaud, 100 pour la filiale de logistique GEPOR, des centaines de suppressions d’emplois dans les 160 sociétés sous traitantes et pour les intérimaires ce sont plus de 400 salariés qui ont déjà été remerciés.

Les mobilisations qui ont marqué ces dernières décennies ont permis de garder 24.000 emplois directs et 31.000 indirects.
Ainsi, la France assure 9% de la production européenne. La sidérurgie c’est une filière indispensable pour l’activité industrielle. Dans ce cadre, comme le revendique la Fédération de la Métallurgie CGT, la mise sous contrôle public demeure posée.
La question de la nationalisation du site reste entière afin d’assurer une alternative crédible pour la sidérurgie elle-même, mais aussi pour le redressement industriel.

En appelant à la mobilisation le 13 décembre 2012, la CGT travaille à donner un contenu social à l’emploi avec notamment la sécurisation du parcours professionnel.
Le 13 décembre 2012 ce sera l’occasion, à travers tout le pays, d’exprimer que la sécurisation du parcours professionnel commence par travailler le maintien et le développement de l’emploi dans la sidérurgie.



Lu sur le site de la Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT 

jeudi 10 mai 2012

ENSEMBLE POUR NOS REVENDICATIONS

La CGT a œuvré pour changer la donne lors du scrutin des présidentielles mais dans le même temps elle a confirmé l'impérieuse nécessité de poursuivre la construction des luttes. Les élections n'ont pas stoppé les mobilisations dans la métallurgie. A ce jour nous recensons plus de 300 conflits, principalement sur les salaires et l'emploi.

Les manifestations du 1er mai ont illustré cet état de fait, avec 750 000 manifestants rassemblés dans plus de 300 manifestations et pour la grande majorité dans l'unité syndicale. Avec l'exigence de plus de sociale, plus de salaire et d'emploi, la CGT fait avancer l'exigence de plus d'industrie.

Nous sommes conscients qu'un pays sans industrie est un pays voué à l'échec et qui se meurt. Nous avons autour de nous des exemples flagrants, comme la Grèce ou le Portugal, qui en quelques années ont subi l'effondrement de leur production industrielle.

Le défi que nous avons à relever pour la France donne de l'espoir au-delà de nos frontières, pour mettre un terme à l'austérité qui représente une impasse.

Le patronat français ne s'y trompe pas et la déclaration des vingt patrons du CAC 40 pour exiger plus d'austérité, une poursuite de la baisse du socle sociale, la liberté totale pour licencier et l'offensive anti-syndicale représentent en fait une déclaration de guerre contre le monde du travail.

Avec la journée d'actions du 1er mai et les nombreuses luttes dans les entreprises, les salariés avec leurs syndicats ont montré qu'ils ne baissent pas la garde. Cette nécessité de se rassembler dans la lutte autour des revendications sociales et du développement de l'industrie doit se poursuivre.

ENSEMBLE NOUS ALLONS ÉCRIRE DE NOUVELLES PAGES DE L'HISTOIRE,
 ALORS PAS D’HÉSITATION !
 
Ensemble pour de nouvelles conquêtes

Alain PREVOST

dimanche 6 mai 2012

Ensemble pour nos revendications


Les résultats du premier tour des élections sont lourds d’enseignements pour l’ensemble des démocrates et particulièrement pour notre organisation. La peur du lendemain et les provocations permanentes des membres du gouvernement ont ouvert la voie à une radicalisation d’une partie de la population.

Des centaines de milliers de salariés se sont laissés prendre au piège de l’extrême droite alors même que sa dirigeante fustige en permanence les droits des salariés, le pouvoir exorbitant des organisations syndicales et appelait le gouvernement à ne pas céder sur le recul de l’âge de la retraite par exemple. Le président candidat en rajoute en organisant le jour du 1er mai, un rassemblement pour fêter «le vrai travail» poursuivant le travail déjà engagé pour tenter de mettre à mal les organisations syndicales et particulièrement la CGT.

Face à un tel déchainement de haine et d’arrogance du président des riches et de son camp, nous avons rassemblé toutes celles et ceux qui veulent que s’instaure un réel changement d’orientation économique et sociale au service des femmes et des hommes qui composent le pays.

Nous le savons, rien n’est possible sans une intervention massive des populations et au soir du 6 mai ou même après les élections législatives en juin, quel que soit le pouvoir en place, nous aurons besoin de mobilisations fortes.

Les élections n’ont pas stoppé les conflits dans la métallurgie.
Nous recensons plus de 300 conflits principalement sur les salaires et l’emploi. Lorsque les salariés agissent massivement, toutes catégories confondues, ils gagnent des augmentations de salaires conséquentes comme chez De Dietrich, Schmitt ou Clestra… De même, les salariés de la fonderie du Poitou, même s’ils continuent à affi rmer leur exigence d’un retour dans le groupe Renault, viennent de gagner une nouvelle étape avec la reprise, par un sous-traitant de l’automobile (St Jean Industries) qui offre les meilleures garanties face aux exigences des salariés.

Pour autant, des milliers d’autres salariés et particulièrement nos amis d’Arcelor Florange continuent de se voir opposer une fi n de non recevoir quant au projet qu’ils portent pour le développement de leur entreprise.

Nous sommes conscients qu’un pays sans industrie est un pays qui meurt. Nous avons autour de nous des exemples flagrants comme en Grèce ou au Portugal qui ont vu en quelques années la production industrielle s’effondrer. La quasi absence de production de richesses et les plans d’austérité successifs conduisent les populations à s’exiler massivement, des centaines de milliers de jeunes grecs quittent le pays et s’installent principalement au Canada ou au Brésil pour les jeunes portugais.

Le défi que nous avons à relever pour la France donne de l’espoir au-delà de nos frontières pour mettre un terme à l’axe Merkel/Sarkozy qui, de partout avec les gouvernement en place, impose l’austérité, la mise à mal des droits des salariés, la fi n des conventions collectives, tout en s’acharnant sur les organisations syndicales. Le patronat français ne s’y trompe pas et la déclaration qu’a fait une vingtaine de patrons du CAC 40 pour exiger plus d’austérité, une poursuite de la baisse des charges et la liberté totale de pouvoir licencier, se veut une déclaration de guerre contre le monde du travail…

Ils savent que pour mettre à genoux définitivement le monde du travail, il faut lever les barrières que se sont donnés les salariés.
Lors des manifestations et rassemblements du 1er mai 2012, les salariés avec les syndicats ont montré qu’ils ne baissaient pas les bras malgré les coups. Cette nécessité de se rassembler et d’agir autour des revendications sociales et du développement de l’industrie doit se poursuivre qu’elle que soit l’issue du second tour de la présidentielle.

jeudi 12 avril 2012

ÇA SENT LE SOUFFRE !


La pseudo-négociation entre le MEDEF et les syndicats sur le thème "Compétitivité – Emploi" devrait trouver son terme le vendredi 13 avril. On ne sait toujours pas si un vendredi 13 ça porte bonheur ou malheur, par contre ce qui est sur c'est que le patronat veut faire exploser LE CONTRAT DE TRAVAIL.

Concrètement, ce projet d'accord permettrait aux employeurs de modifier des éléments fondamentaux du contrat de travail, tels que LA DURÉE DU TEMPS DE TRAVAIL, LES CONDITIONS DE TRAVAIL, L’AMÉNAGEMENT DU TEMPS DE TRAVAIL ET LE NIVEAU DES SALAIRES.

Le salarié n'aurait plus, légalement, le droit de refuser ces modifications et l'employeur, s'il y avait refus, pourrait procéder à son licenciement sans avoir à évoquer de motif autre que le constat de refus. Le patronat n'aurait comme seule obligation l'hypothétique engagement à maintenir l'emploi.

C'est un marché de dupe, dont le banc d'essai s'est exercé à la Fonderie du Poitou. La lutte a fait reculer la direction et engagé l'entreprise dans une poursuite de son activité.

Évidemment, la CGT se prononce contre ce projet et appel à l'action (voir la motion) et il y a urgence car rien ne garantie, à ce jour, qu'une confédération ne donne pas son aval au MEDEF en signant cet accord scélérat.

L'urgence est d'informer les salariés et de les appeler à l'action.

Un rassemblement CGT se tiendra devant le siège du MEDEF, le vendredi 13 avril à 12heures.
* Envoyer les motions
* Signer et faire signer la motion sur le site CGT
* Diffuser le tract ci-joint : http://www.cgt.fr/La-CGT-lance-une-motion-syndicale.html

Ensemble pour de nouvelles conquêtes

Alain PREVOST

mercredi 4 avril 2012

ILS ONT GAGNÉ !

Les syndicats, et surtout la CGT sont mis à l'index comme empêcheur de tourner en rond. Le Président de la République, après les avoir accusés de "corps intermédiaires" sclérosant, s'en prend à la CGT et la CFDT de Florange que Monsieur Sarkozy considère comme des "casseurs", alors que les ouvriers eux veulent travailler. Evidement chacun, chacune sait que le seul problème, c'est l'arrêt de l'activité sur le site.

NE NOUS LAISSONS PAS INTIMIDER, les luttes sociales sont utiles aux travailleurs et plus largement au pays.

Les camarades de DESHORS Brive (19) ont, après plus d'une semaine de luttes, GAGNÉ sur les salaires et déjoué les provocations diverses de leur direction, dont l'appel aux tribunaux. Leur victoire est belle et solidaire. Solidarité massive dans l'entreprise et solidarité des travailleurs du territoire et des syndicats CGT de la SNECMA.

Les camarades de la SOBRENA à Brest (29), eux c'est le chantier avec l'ensemble de ses 210 emplois qui aujourd'hui sont sauvés. Une mobilisation de plusieurs mois, avec une solidarité impressionnante dans le territoire Breton et de la Fédération qui leur a permis de rencontrer, en direct, la direction et les syndicats hollandais, repreneurs du chantier.

Ce sont des victoires syndicales et sociales qui s'accumulent grâce à l'activité syndicale pour donner confiance et gagner les mobilisations.

La CGT et le syndicalisme sont les garants de l'emploi et du pouvoir d'achat. La politique du Président et du patronat a détruit des milliers d'emplois avec un taux de chômage à près de 10%, sans compter la précarité et la misère qui atteignent des sommets.

ALORS QUI SONT LES PARASITES ?

OUI, Les RENAULT, les DASSAULT, les TECHNICOLOR, les SNECMA/SAFRAN, les ALCATEL, les PME, les AMCOR, les ALBANY, les UGITECH, les RENAULT TRUCKS, la SIDERURGIE, les LAGASSE, etc… ont raison de lutter.

ON NE LÂCHE RIEN !


Le Conseil National de la Fédération, qui se réunit les 4 et 5 avril, donnera un élan national pour amplifier la dynamique de la lutte et de la syndicalisation pour de nouvelles victoires.

Ensemble pour de nouvelles conquêtes

Alain PREVOST

samedi 25 février 2012

Se défendre


Conditions de travail et santé


L'UIMM refuse de reconnaitre la pénibilité au travail dans la métallurgie

Déclaration FTM CGT du 23 février 2012



L’UIMM aura tenu sa position jusqu’au-boutiste tout au long des négociations sur les conditions de travail en refusant de prendre en compte les propositions des organisations syndicales notamment en matière de réparation des conséquences de la pénibilité qui usent prématurément les salariés de la métallurgie.
Les organisations syndicales, en particulier la FTM-CGT et les salariés attendaient tout autre chose de ces négociations débutées en septembre dernier suite à la réforme des retraites de 2010 qui avait été largement jugée comme injuste socialement et inefficace économiquement.
La FTM-CGT refuse d’en rester à ce constat d’échec et a proposé de poursuivre les négociations dont le contenu est un véritable enjeu pour les salariés de la profession, fortement marqués par une dégradation des conditions de travail et une usure prématurée. L’UIMM a refusé cette proposition.
L’UIMM en stoppant les négociations ce mercredi 22 février porte l’entière responsabilité de cette situation grave pour les salariés de la métallurgie. Nous sommes d’ailleurs en droit de nous interroger sur la volonté réelle de l’UIMM de déboucher sur un accord dans la branche. Cette position ressemble de près à celle du Medef au cours des négociations interprofessionnelles débutées en 2003 mais jamais conclues.
Il est tout à fait possible de parvenir à mettre en place les conditions pour des départs anticipés en retraite pour travaux pénibles comme c’est le cas dans certains groupes de la métallurgie. Au regard de la situation, la FTM-CGT appelle à l’ouverture de négociations dans toutes les entreprises de la métallurgie et que soient réellement prises en compte les revendications des salariés en matière d’amélioration des conditions de travail et de départs anticipés. Seule l’intervention des salariés avec leurs organisations syndicales sera déterminante, la CGT est disponible pour relever ce défi.
Le site Internet : FTM CGT

jeudi 22 décembre 2011

CONNAÎTRE LE PASSÉ POUR COMPRENDRE LE PRÉSENT


APPEL CONTRE LA RÉHABILITATION DE LOUIS RENAULT
« Faut-il que l'histoire soit lourde à assumer pour que tant d'efforts soient déployés par certains pour en masquer les réalités les plus gênantes!» ainsi débutait l'éditorial de Louis Viannet, alors secrétaire confédéral de la CGT dans une brochure éditée en 1995 à l'occasion du 50e anniversaire de la nationalisation de Louis Renault. Un an auparavant, la direction de Renault avait tenté de réintroduire le portrait de Louis Renault dans la salle du Conseil d'administration. A cette époque de nombreux syndicalistes s'étaient mobilisés pour faire échec à cette tentative de réhabilitation de Louis Renault.
C'est un véritable bras de fer qui s'opère depuis la fin de la seconde guerre mondiale face à quelques individus qui souhaitent réécrire l'histoire. En effet, les héritiers, soutenus par quelques historiens et politiques, tentent régulièrement de revenir sur les activités de ce patron de l'industrie automobile française. La dernière offensive a eu lieu il y a quelques mois, après la condamnation du Centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane en juillet 2010 à retirer une photographie montrant Louis Renault et Hitler en février 1939, pour illustrer la collaboration. Cette décision de justice a ouvert la porte à une nouvelle opération pour réhabiliter l'ancien patron de la marque au losange avec un reportage au journal de France 2 et un numéro du Monde magazine. La CGT métallurgie, avec le soutien du syndicat CGT des journalistes, s'était alors insurgée contre la présentation tronquée de l'histoire et avait demandé un droit de réponse qui est laissé lettre morte.
C'est dans ce contexte que la famille tente une nouvelle attaque procédurale très technique pour les non initiés. Pour la CGT, qui ne se laisse pas impressionner par cette énième tentative, il s'agit d'un dossier emblématique et souhaite ouvrir un large débat sur «ce que furent les années d'occupation pour Renault, les conséquences pour nos collègues, pour beaucoup aujourd'hui disparus» explique le syndicat CGT Renault. Il a d'ailleurs été rappelé lors de la conférence de presse organisée par la fédération et la coordination CGT Renault, plusieurs faits historiques précis, insistant sur l'importance de les restituer dans leur contexte.
Ces faits balayent, assurément, l'argumentaire familial qui met en avant la présomption d'innocence de Louis Renault, puisque celui-ci est décédé avant d'avoir été jugé. Pour l'avocat, Jean-Claude Teissonniere, ce serait effacer la collaboration et le rôle joué par les usines et Louis Renault lui-même pendant l'occupation. «Il faut rappeler que Louis Renault, exilé à New-York, a regagné la France pour mettre à disposition ses usines à l'occupant et fait accéler la production de chars.» Il a également mentionné que ce n'était certainement pas par erreur que les alliés britanniques et américains avaient bombardés les sites du Mans et de Billancourt en 1942 en tant qu'objectifs stratégiques. A ce sujet, il a souligné que les usines avaient été reconstruites sur les fonds publics.
Ainsi, la nationalisation des usines Renault s'est réalisée au nom de l'effort de reconstruction du pays. De plus nombreux documents attestent que Louis Renault fut «un patron de combat vis-à-vis des libertés, de la dignité de ses salariés qui n'avaient à l'époque que le droit de travailler et de se taire ou de se faire licencier» dénonce le syndicat CGT Renault dans un tract distribué actuellement sur l'ensemble des sites.
En fait, au delà des arguments juridiques qui seront débattus le 14 décembre prochain au tribunal de Nanterre, la bataille est aujourd'hui de rappeler ou de porter à la connaissance des jeunes générations cette période de l'Histoire qui tente d'être effacée au profit du patronat. Ainsi, Fabien Gâche, délégué central chez Renault a souligné le rôle pédagogique du syndicat. «C'est important que la CGT s'exprime sur ce qui s'est passé et de prolonger le débat, de l'élargir [...] alors que s'éteignent tous les jours des générations qui ont vécu la seconde guerre mondiale, leurs témoignages, leurs récits ne peuvent être jetés par dessus bord par un courant qui voudrait renvoyer dos à dos les victimes et les bourreaux.» De plus, le syndicat fait le parallèle entre la réhabilitation de Louis Renault et l'assaut patronal soutenu par le gouvernement actuel «pour en finir avec l'héritage social de l'après guerre au nom de la dictature internationale des marchés financiers». Comment ne pas faire aussi le rapprochement «avec la dernière annonce du premier ministre Fillon qui compare le budget d'austérité 2012 avec celui de 1945 alors qu'à l'époque l'outil de production était au service d'un pays alors qu'aujourd'hui, il est au profit de quelques individus» a précisé Claude Ven, président de l'IHS métallurgie.
Parce que la réécriture de l'histoire participe à la volonté de rompre avec le modèle social français, la fédération et son institut d'Histoire Sociale ont décidé de constituer un comité national afin de veiller aux opérations de réhabilitation de Louis Renault. Celui-ci a lancé un appel pour appuyer et populariser ce combat .
APRES L'AUDIENCE DU TGI DU 14 /12/2011, AVANT LE DÉLIBÉRÉ DU 11/01/2012, SUR SA COMPÉTENCE À SE PRONONCER SUR LA SAISINE CONSTITUTIONNELLE PAR LES HÉRITIERS, IL EST IMPORTANT D'ÉLARGIR LE NOMBRE DE SIGNATAIRES DE L'APPEL EN LE SIGNANT ET EN INVITANT TOUS VOS CONTACTS À LE FAIRE