17 Janvier 2012
Section syndicale FO AMONTER
Ce sont celles que nous nous posons et celles que l’on nous pose par rapport à la situation actuelle de notre entreprise et de ses salariés. Qu’on en juge :
D’abord quelques rappels de dates qui ont leur importance dans le déroulement de la vie de notre entreprise ces 12 derniers mois :
Le 14 janvier 2011 : annonce d’un projet de fusion/absorption / P.S.E. par le Groupe qui englobe 4 filiales (dont AMONTER et SACAMAS) ;
Le 16 décembre 2011 : Ordonnance de référé rendue par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre suite à l’action judiciaire intentée à l’initiative des élus du C.E. de SACAMAS
Ce jugement « annule purement et simplement le P.S.E. » en des termes non équivoques : « Un tel plan qui n’a aucune adéquation et cohérence entre un projet prétendument mis en œuvre et une réalité qui n’est même pas cernée ne peut constituer un P.S.E. valable qui sera purement et simplement annulé ».
La procédure devra donc être reprise.
Il était évident et bien naturel que tous les salariés concernés par la procédure en cours liée au projet de restructuration / P.S.E. étaient dans l’attente de la décision qu’allait rendre la Justice suite au recours des élus SACAMAS.
C’était bien entendu notre cas, à nous, salariés d’AMONTER.
Nous prenons acte que cette décision de Justice constitue un sérieux désaveu pour ceux qui sont à l’origine d’un projet que nous avons pour notre part combattu dès le départ, le jugeant non justifié, sans motif avéré (que ce soit économique ou de compétitivité), inapproprié, à tout le moins disproportionné et tellement complexe dans sa conception qu’il en était devenu depuis longtemps ingouvernable et incontrôlable. Ce qui explique qu’un an après son annonce, il n’ait toujours pas abouti avec pour seuls effets des conséquences négatives - bien mesurables elles - sur les résultats de notre entreprise.
Durant ces 12 mois, nous avons dû vivre en permanence au rythme des reports, atermoiements, modifications, hésitations qui étaient bien la traduction dans les faits d’un projet mal ficelé, trop complexe et qui dénotait un manque de sérieux et de professionnalisme aux conséquences qui ne pouvaient qu’être préjudiciables pour l’entreprise et ses salariés. Dont acte !
Pour tous les observateurs avertis, un projet qui n’était pas à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un Groupe comme Schindler.
Cette analyse qui était la nôtre a vite été confirmée par notre expert, mais également par ceux mandatés par les autres entités et enfin par la Justice.
A titre d’exemple, le tribunal, dans son jugement, met en avant l’absence « d’études sérieuses sur les catégories professionnelles qui sont distinctes chez Schindler et les sociétés filiales absorbées ».
Il s’agissait justement là d’une de nos questions majeures, soulevée par notre expert et posée par nous à la direction lors de plusieurs réunions extraordinaires sur le P.S.E. Sans jamais avoir pu obtenir de réponse, en dépit de nos demandes réitérées !
Alors même qu’une jurisprudence exigeante de la Cour de Cassation stipule :
« ce plan doit être accompagné de l’indication des catégories professionnelles concernées par le projet de licenciement collectif de manière à déterminer si les postes offerts sont de nature à permettre un reclassement efficace » (Cass. Soc. 28 mars 2000, n° 98 – 40228)
Décision judiciaire qui a valeur de test et cinglant désaveu à la fois pour la direction mais aussi pour la CFDT qui - étonnement - avait changé de positionnement en soutenant maintenant ce projet malgré toutes ses conséquences négatives pour les salariés et malgré des mesures d’accompagnement largement insuffisantes et disproportionnées aux moyens de l’entreprise et qui valide en même temps l’analyse et la position de la CGT.
Plusieurs décisions récentes des T.G.I. démontrent qu’il y a une évolution jurisprudentielle avec tendance accrue à l’annulation des P.S.E.
Tel était aussi le sens d’un jugement du T.G.I. de Nanterre en date du 21/10/2011 suite à procédure initiée par les élus du C.E. et la Fédération Nationale de la Pharmacie Force Ouvrière : annulation de la procédure de licenciement économique et du P.S.E.
En se basant sur le rapport d’analyse du cabinet d’expertise SYNCEA, mais aussi sur l’absence de motif économique et absence de menace sur la compétitivité de l’entreprise.
Par contre, et ce n’est que logique, la récente décision de Justice pour SACAMAS conforte à la fois les positions et les analyses des différents experts mandatés par les élus et notre position - FO METAUX AMONTER - que nous n’avons eu de cesse de marteler, rapports et analyses à l’appui.
Nous soulignions dès le départ que les intérêts des salariés d’AMONTER mais aussi des filiales en général n’étaient pas assez pris en compte, ce qui est aussi confirmé par le jugement. C’était aussi le point de vue des élus SACAMAS.
Le silence inexplicable de la direction …
Si nous pouvons comprendre une absence de réaction de nos dirigeants dans les 15 jours suivants le jugement (temps « d’accuser le coup », nécessité de réfléchir (une nouvelle fois) sur l’attitude à adopter, délai légal pour faire appel de la décision…), il est beaucoup plus étonnant que plus d’un mois après, aucun commentaire ni aucun communiqué n’aient été enregistrés à destination de l’ensemble des salariés concernés, qui attendaient et attendent toujours…
D’autant plus que, la direction ayant choisi de ne pas faire appel de cette décision de première instance, ce jugement est maintenant devenu définitif.
Comment justifier une telle absence de communication sur une procédure majeure qui dure depuis plus d’un an ?
Silence total (et sans nul doute concerté) des différentes directions (Groupe comme filiales) ; mais aussi silence total de la CFDT (C.E. comme C.C.E.) qui approuvait ce projet. Il y a objectivement de quoi s’interroger !
Plus surprenante encore, l’attitude du secrétaire (CFDT) du C.E. AMONTER qui écrit en recommandé au syndicat FO pour dénoncer « l’affichage - par le D.S. F.O. - sur le panneau d’affichage syndical d’un tract syndical ! » et va jusqu’à faire constater « les faits » par un huissier !!!
Alors que ce communiqué (émanant il est vrai du syndicat CGT Schindler !) avait au moins le mérite d’informer sur la décision du tribunal par rapport au projet en cours qui nous concerne tous. Ce qui paraît louable eu égard au niveau d’information zéro sur le sujet de la part de la direction (et de la CFDT).
Cette consigne qui semble prévaloir de « transparence et communication zéro », contraire aux engagements de la direction lors de la présentation du projet il y a un an, est extrêmement troublante et bien difficile à justifier.
Il est hors de question pour nous de la cautionner et ajouter encore ainsi à l’impression de malaise qui entoure décidément ce projet, dans les faits comme dans les esprits et amène légitimement à se demander à qui profite le silence ?
Nous demandons instamment au secrétaire du C.E. (sans aucunement prendre en considération son étiquette) de remplir - objectivement - son rôle d’information et de défense du personnel qui n’est assurément pas de s’inscrire dans une volonté de censure de l’information qui constitue un comportement à l’opposé du mandat pour lequel il a été élu. Ce qui en amène plus d’un à s’interroger !
Dans un souci de transparence, nous avons demandé et obtenu la mise à l’ordre du jour de la prochaine réunion du C.E. (24/01/2012) de deux motions / votes :
Déclenchement de la procédure du droit d’alerte du C.E.
Engagement d’une procédure judiciaire par devant le T.G.I. sur le projet de fusion / P.S.E.
Chacun devra donc se positionner en son âme et conscience, au nom d’une transparence théorique qui fait actuellement bien défaut dans la pratique.
Pour la Section syndicale FO METAUX,
Le Délégué syndical, Christian BLANC
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jeudi 19 janvier 2012
PROJET / P.S.E. : INTERROGATIONS ???
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samedi 17 décembre 2011
Fusion : la grande braderie est ouverte

Dès l'annonce du projet de fusion des 5 filiales (Schindler, Sacamas, Somatem, Amonter et Technilift), en janvier 2011, notre organisation syndicale s'est battue afin de minimiser l'impact sur l'emploi. Notre seule et unique but étant de contraindre la direction a revoir son plan de réorganisation (livre II). L'entente entre les organisations syndicales semblant fonctionner, nous pouvions envisager sereinement cette option.
L'analyse par l'expert (SYNDEX) nommé par le Comité Central d' Entreprise Schindler ayant, tout comme l'avait remarqué les élus CGT, mis à jour les incohérences du livre II (réorganisation) telles que des prévisions financières plus que pessimistes sans aucun fondement, mais aussi des charges de travail des techniciens, des administratifs calculées sur des données totalement fantaisistes.
Notre organisation syndicale n'a eu de cesse, lors des CCE d'information/consultation, de réclamer aux autres O.S., au cabinet Syndex et à la direction une véritable étude de ce livre II, afin de démontrer ces aberrations. Or, une seule réunion d'information avec la direction et une seule autre avec le cabinet d'expert ont eu lieu à ce sujet.
Malgré les relances incessantes de la CGT, rien n'y a fait ! La CFDT et FO se sont focalisées sur le document concernant les mesures mises en œuvre pour les licenciements, rien n' a été fait pour démontrer la véritable motivation de ce plan : LA RENTABILITE.
Quelques avancées sur ces mesures (livre I) ont été notées. Mais à quel prix? Ces 2 syndicats ont tout bonnement BRADÉ, en négociant «sous la table» ce livre 1 au détriment pur et simple du sujet le plus important : le livre 2 qui programme de la réorganisation en engendrant la destruction de dizaines de l'emploi.
Tous nos efforts ont été vains. Pour gagner quelques euros de droite et de gauche, la CFDT alliée à FO et majoritaire au sein du CCE,
a bradé les emplois supprimés découlant de la réorganisation. Aucune avancée, dans ce livre II, pas même la moindre virgule n'a bougée.
Il n'est pas dans l'habitude, de notre syndicat de dénoncer l’attitude de syndicalistes n'ayant pas les mêmes points de vue que nous. Mais nous ne pouvons rester sans rien dire de ces agissements qui ont eu lieu à notre insu. Quelles ont été les tractations avec la direction de Schindler, voire du Groupe? Quelles ont été les gains sous-jacents, mis à part une malheureuse poignée d'Euros ?
Les élus CGT se sentent bafoués dans leur mission de défense des salariés(ées). Toutes les pistes pour faire céder la direction et les faire reculer sur le projet de réorganisation n'ont pas été, à notre avis, suffisamment et efficacement exploitées.
Avec la stratégie CFDT – FO pas même 1 seul poste n'a été sauvé !!!!!
Nous n'avons pas la recette miracle pour éviter le gâchis social, mais sans réelle majorité au CCE, la CGT n'a plus tous les moyens de vous défendre comme elle aurait pu le faire.
Les camarades d'Amonter, de Sacamas résistent encore, ils usent de toutes les procédures légales pour faire plier la direction. Pourquoi les élus CFDT et FO ne se sont pas conduits de même ?
La direction Schindler jubile devant le résultat de la consultation du CCE, c'est la porte ouverte à la fusion (prévue le 2 Avril) et au défilé de licenciements accompagnant cette fusion.
Comment expliquer aux collègues qui vont être licenciés, que leurs élus ont préféré jouer la carte d'une pseudo amélioration de leurs indemnités sans avoir seulement tenter de sauver leur emploi?
Nous, élus CGT, ne pouvons accepter cet état de fait, et dénonçons vigoureusement cette stratégie sans ambition qui n'a conduit a rien de mieux que ce qui était prévu par le Groupe et la direction Schindler : « LES LICENCIEMENTS »
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lundi 7 novembre 2011
LE DIALOGUE SOCIAL DE SCHINDLER
VERSION AMONTER
FILIALE LYONNAISE DU GROUPE

Encore un bel exemple du dialogue social dans le groupe Schindler. Version AMONTER cette fois.
Vendredi 4 novembre 2011, les représentants du personnel Force Ouvrière de l'entreprise organisent une réunion d'information aux salariés sur la fusion de leur entreprise avec Schindler. Pour l'occasion ils avaient invité des élus CGT Schindler et SACAMAS.
La réunion était prévue à 11H30. À l'arrivée de la délégation M. Enault s'est posté devant la porte d'entrée de l'entreprise interdisant l'accès aux élus CGT. Seul le délégué syndical central (DSC) FO de Schindler M. Gulon était autorisé à entrer et le représentant CFDT Amonter bien sûr.
Bien que contrevenant au code du travail sur la libre disposition du local syndical par les élus, le directeur resta sur sa position. Un huissier constata les faits. Nul doute que les élus FO Amonter n'en resteront pas là.
Mais pourquoi seul le délégué syndical central FO Schindler était autorisé à entrer ?
Devant l'impossibilité de tenir la réunion d'information dans les locaux de l'entreprise, la réunion se fit dans un bâtiment proche de l'entreprise. Par cette manœuvre du directeur, le personnel administratif n'assistera pas à la réunion d'information.
Le but de cette réunion était d'avoir un autre point de vue de la fusion. Le point de vue de la CGT qui se bat avec ses moyens contre les licenciements prévus. Cela ne fut pas possible. Le DSC FO Schindler, M. Gulon, fit ce pourquoi le directeur d'AMONTER aurait voulu qu'il fasse dans ses locaux.
Il justifia son action et celle de la CFDT au Comité Central d'Entreprise Schindler. Dans sa bouche les mêmes paroles que nos directeurs. La lutte ne sert à rien, il vaut mieux un bon accompagnement du projet. Les techniciens n'ont rien à craindre pour leur emploi.
Mais quid du personnel administratif ? Quid des charges de travail qui ne manqueront pas d'augmenter ? Quid des conditions de travail qui vont se détériorer encore plus ? Quid des primes qui disparaîtront ? Et les salaires ? Et le plan de suppression d'emploi qui suivra la fusion ? Pas un mot de tout ça ! Pourtant tout le monde sera touché !
Aujourd'hui les techniciens d’Amonter n’ont plus de matériel pour assurer correctement certain dépannage, sans parler de la rupture de stock des bleus de travail. On attend qu’ils soient Schindler pour leur en donner d’autre. Pendant ce temps les clients se plaignent et partent à la concurrence. À qui la Faute ?
Alors, autant les salariés présent n'ont rien apprit de l'expérience de la CGT en région parisienne autant ils ont reçu un message clair de leurs représentants CFDT et FO Schindler : ils valident le projet. Quel que soit le prix pour les salariés.
Vendredi 4 novembre 2011, les représentants du personnel Force Ouvrière de l'entreprise organisent une réunion d'information aux salariés sur la fusion de leur entreprise avec Schindler. Pour l'occasion ils avaient invité des élus CGT Schindler et SACAMAS.
La réunion était prévue à 11H30. À l'arrivée de la délégation M. Enault s'est posté devant la porte d'entrée de l'entreprise interdisant l'accès aux élus CGT. Seul le délégué syndical central (DSC) FO de Schindler M. Gulon était autorisé à entrer et le représentant CFDT Amonter bien sûr.
Bien que contrevenant au code du travail sur la libre disposition du local syndical par les élus, le directeur resta sur sa position. Un huissier constata les faits. Nul doute que les élus FO Amonter n'en resteront pas là.
Mais pourquoi seul le délégué syndical central FO Schindler était autorisé à entrer ?
Devant l'impossibilité de tenir la réunion d'information dans les locaux de l'entreprise, la réunion se fit dans un bâtiment proche de l'entreprise. Par cette manœuvre du directeur, le personnel administratif n'assistera pas à la réunion d'information.
Le but de cette réunion était d'avoir un autre point de vue de la fusion. Le point de vue de la CGT qui se bat avec ses moyens contre les licenciements prévus. Cela ne fut pas possible. Le DSC FO Schindler, M. Gulon, fit ce pourquoi le directeur d'AMONTER aurait voulu qu'il fasse dans ses locaux.
Il justifia son action et celle de la CFDT au Comité Central d'Entreprise Schindler. Dans sa bouche les mêmes paroles que nos directeurs. La lutte ne sert à rien, il vaut mieux un bon accompagnement du projet. Les techniciens n'ont rien à craindre pour leur emploi.
Mais quid du personnel administratif ? Quid des charges de travail qui ne manqueront pas d'augmenter ? Quid des conditions de travail qui vont se détériorer encore plus ? Quid des primes qui disparaîtront ? Et les salaires ? Et le plan de suppression d'emploi qui suivra la fusion ? Pas un mot de tout ça ! Pourtant tout le monde sera touché !
Aujourd'hui les techniciens d’Amonter n’ont plus de matériel pour assurer correctement certain dépannage, sans parler de la rupture de stock des bleus de travail. On attend qu’ils soient Schindler pour leur en donner d’autre. Pendant ce temps les clients se plaignent et partent à la concurrence. À qui la Faute ?
Alors, autant les salariés présent n'ont rien apprit de l'expérience de la CGT en région parisienne autant ils ont reçu un message clair de leurs représentants CFDT et FO Schindler : ils valident le projet. Quel que soit le prix pour les salariés.
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