lundi 5 mars 2012

NOS LUTTES POUR GAGNER LE CHANGEMENT

J’espère que la quinzaine de syndicalisation, venant tout juste de s’achever aura permis aux élus et mandatés de toute la métallurgie de mettre à profit ce temps pour rencontrer les salariés et aussi d’aller vers ceux où la CGT n’est pas présente. Il est important pour notre CGT de rester sur le même rythme de syndicalisation que 2011 avec plus de 5 000 nouvelles adhésions dans la métallurgie et une forte progression chez les cadres, ingénieurs et techniciens.

Ce début d’année est à nouveau marqué par la colère et la révolte de milliers de salariés contre l’austérité. Qu’il soit de Belgique, Grande-Bretagne, d’Espagne, du Portugal ou
encore de Hongrie, Slovénie, ou Grèce, le peuple européen ne veut plus subir les plans  d’austérité.

Les populations s’organisent pour lutter contre les attaques incessantes de leur pouvoir d’achat qui n’ont qu’un but réel, celui de protéger les capitaux et ceux qui les détiennent.
En France, le Président Sarkozy vante la TVA sociale, inégalitaire et pénalisante pour les bas salaires parce qu’elle n’est pas proportionnelle aux revenus. A nouveau, nous avons la démonstration que le gouvernement cède aux caprices du MEDEF.

Dans le même temps, il s’attaque encore une fois au temps de travail. Il ouvre ainsi la route aux employeurs qui voudraient baisser les salaires et varier le temps de travail en fonction de la conjoncture. La nouveauté, c’est qu’avant un salarié pouvait exiger le respect de son
contrat de travail.
Demain, terminé ! Chacun sera démuni et n’aura plus aucun recours ni sur ses horaires ni sur son salaire. La durée légale du temps de travail deviendrait virtuelle. Dans ce cadre là, les dispositifs de chômage partiel disparaitraient. Les entreprises et l’Etat feraient donc au passage des économies. C’est le salarié qui devient la variable d’ajustement.

C’est une révolution du droit du travail mais cette révolution là, chers camarades, il faut la combattre !

Faire des efforts semble être le passage obligé pour une sortie de crise. Enfin n c’est ce que nous vendent les discours gouvernementaux relayés par certains médias. Cette même presse qui cultive le fatalisme et qui ne laisse pas de place aux perspectives ni aux dix exigences de la CGT pour sortir de la crise.

La crise ce n’est pas pour tout le monde. Les groupes du CAC 40 se portent plutôt bien, avec 86 milliards de bénéfices dont 37,4 milliards qui seront distribués à leurs actionnaires. Nous, les métallos comme l’ensemble des salariés, voyons notre pouvoir d’achat sans cesse attaqué depuis 2006. De leur côté, dans la même période, les patrons des grands groupes ont vu leur rémunération augmenter de 34%. Et on nous dit qu’un salaire minimum brut a 1700€ ce n’est pas possible…

La période électorale oblige, le problème du chômage revient dans les discours mais je n’ai pas entendu parler des 186 millions d’heures supplémentaires effectuées au 2éme semestre 2011; celles-ci représentent 400 000 emplois. Le président sortant préférant même annoncer l’organisation d’un référendum sur la formation et le suivi des chômeurs.

Le but étant à nouveau d’opposer les français entre eux.

Camarades, nous nous sommes fait entendre le 29 février en répondant à l’appel des syndicats européens (la CES) à manifester et lancer des appels à la grève contre les mesures d’austérité prises en France et en Europe. Nous devons poursuivre notre travail pour faire en sorte que les 60 à 70% de la population qui soutiennent nos actions soient présents à nos côtés dans les prochains rendez-vous, pour dire à l’unisson, que nous ne voulons pas payer les pots cassés d’une crise dont seul le capitalisme est responsable.

En France nous avons un autre grand rendez-vous avec la semaine sur l’industrie au mois de mars. C’est dès maintenant qu’il faut s’y atteler.

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