mercredi 16 janvier 2013

Accord sur l'emploi : la CGT dénonce des «reculs sociaux»

Comme Force ouvrière, la CGT n'a pas signé le texte obtenu à l'issue des négociations vendredi.

La direction de la CGT a affirmé lundi qu’elle rejetait l’accord sur la sécurisation de l’emploi et a jugé «inconcevable» que le gouvernement et la majorité parlementaire de gauche «entérinent» dans la loi ces «reculs sociaux» qu’elle entend combattre par une «mobilisation».

«Le bureau confédéral de la CGT confirme l’avis négatif de la délégation CGT sur l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 qui modifierait profondément le code du travail» et qui «marque une grave régression des droits sociaux des salariés», indique la centrale dans un communiqué. «Il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le gouvernement, issus des élections de mai 2012, entérinent dans la loi les reculs sociaux dictés par le Medef», ajoute-t-elle.

Pour la CGT, «le gouvernement qui se dit attaché au dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats potentiellement signataires».

L’accord avec le patronat a été agrée vendredi soir par trois centrales (CFDT, CFTC, CFE-CGC) et rejeté par deux (CGT, FO). La CGT «attend du gouvernement un projet de loi d’une toute autre nature, qui protège les salariés contre les licenciements et la précarité».

La centrale entend «amplifier sa campagne d’information» en éditant «un journal tiré à deux millions d’exemplaires à destination des salariés pour favoriser leur mobilisation dans les semaines à venir».

Pour la CGT, le texte contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité. «Le chantage à l’emploi est généralisé par des accords permettant la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail, ce sont les accords de compétitivité/emploi voulus par Nicolas Sarkozy», affirme-t-elle.

Le ministre du Travail Michel Sapin s’est dit confiant dans la transposition de cet accord par le parlement. Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a promis de retranscrire l’accord de «façon précise, fidèle, loyale» dans la loi.
(AFP)

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